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La réorganisation selon Ingram
Le 05-Jul-2015
ingramAlain Monnier, le CEO d’Ingram Micro, a annoncé récemment un plan d’économie de 100 millions de dollars en année pleine assorti d’une enveloppe considérable pour frais de restructuration. Les effets n’ont pas tardé à se faire sentir avec la mise en chantier d’une vaste réorganisation mondiale. Pour connaître les détails, notamment des impacts pour la filiale française, nous avons rencontré ensemble Christian Bittebierre et Pierre-Yvon Mechali. En exclusivité, ils nous livrent les détails de cette nouvelle organisation ainsi que leurs premières impressions.

Quelle est exactement la teneur de cette réorganisation ?

CB : Les réorganisations se suivent et ne se ressemblent pas toujours mais parfois se complètent. En juin 2014, il y a donc un an, nous avions déjà initialisé un nouveau fonctionnement. Il ne s’agissait pas uniquement d’un changement de logo mais de structurer nos activités autour de 4 lignes de business avec IMTS (Ingram Micro Technology Solutions), IMM (Ingram Micro Mobility), IM Cloud et l’activité logistique. Je dirigeais et je dirige toujours dans la nouvelle organisation IMTS, la partie traditionnelle de nos activités de grossistes. Pas de changements pour les divisions IM Cloud, dirigée par Benoit Boudrique, et IM Logistique, supervisée par Antonio Salgado.
Le changement majeur concerne la création d’un poste de supervision pour toutes les divisions ainsi que le back office au niveau de l’hexagone et c’est Pierre Yvon qui va cumuler ce poste tout en continuant son activité au sein d’IMM.

Qu’est-ce que cela change pour la France ?

PYM : L’objectif très clair est de renforcer les entités locales pour leur donner plus d’agilité, plus de flexibilité avec un responsable unique par pays. Nous cessons de travailler en silos pour avoir une approche unifiée et transversale du business là où il est réalisé.
C’est une décision du siège qui a été dévoilée simultanément dans tous les pays ou Ingram est implanté et cela concerne beaucoup de monde. Passés les premiers moments de surprise, c’est une orientation affirmée qui redonne les pouvoirs à chaque pays. Cela va nous permettre de mettre en place facilement de nouveaux business locaux, par exemple liés à la verticalisation des marchés et aux besoins spécifiques français.

CB : Ma motivation reste intacte et je retrouve un gène vers le business et le contact des clients et des fournisseurs. A l’avenir, ma présence sera beaucoup plus forte en France car ces derniers temps je passais 15 jours à l’étranger par mois. Je connais Pierre-Yvon depuis 23 ans et cela date de notre arrivée chez Ingram la même année. A nous deux, nous avons 46 ans d’expérience professionnelle cumulée et cela représente une réelle force de frappe orientée vers le business.

Doit-on s’attendre à des changements de personne ? En France ? En Europe ?

PYM : La réorganisation européenne est en cours et il est trop tôt pour en parler. En France, rien ne change, nous avons 6 directeurs au total ce qui nous permet d’être à la fois proches des fournisseurs et des marchés que nous adressons. Seuls les sièges européens et les fonctions de coordination risquent d’être impactés.

Comment voyez-vous le futur proche pour vous et pour Ingram Micro France ?

PYM : Les choses sont très simples pour moi, chaque semaine je serai à Lille durant 3 jours pour appliquer le plan de route souhaité par notre maison mère et remettre le business au centre du village Ingram. Rien n’est remis en cause en France, bien au contraire notre Showcase national va par exemple pourvoir prendre encore plus d’ampleur. Pour moi, le business est définitivement local et le marché Européen reste la somme des marchés locaux.
L’approche globale a un sens pour certains programmes marketing mais le pouvoir et les vraies décisions demeurent souvent l’apanage des fournisseurs présents sur le terrain. Par ailleurs, cela va également permettre de référencer plus simplement des nouveaux fournisseurs hexagonaux sans qu’ils soient connus en Europe.

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